Système et rapport à la mort

Introduction

L’épidémie de coronavirus a rappelé que l’être humain est mortel. L’absence, plus ou moins prolongée, de la prise en compte (explicite et tangible) de cette réalité a ses conséquences, qui consistent à quitter Terre, de différentes manières. Le rapport à la vie se doit être loyal.

Un conditionnement aboutissant aux pires dérives

Une utilisation machinale et prolongée des écrans est l’un des moyens du système pour nous conditionner.

Trop de citoyens ne sont plus maîtres de leurs actes, notamment des livrables produits. Il faudrait leur permettre d’avoir une certaine maîtrise de l’amont (leurs enjeux) et de l’aval (leurs utilisations concrètes). Un véritable professionnel se doit d’être capable de les comprendre et de négocier sur ces deux aspects essentiels.

Combien de citoyens ne suivent pas les lois sans même s’en rendre compte, voire en étant certains d’agir en sa faveur ? Trop de personnes évoluent dans les milieux financiers, étiquetés socialement comme légaux, sans se soucier de savoir si le fruit de leur travail l’est vraiment.

Un conditionnement débouchant sur un rejet, conscient ou non, de la mort

Ne pas oublier que l’on est mortel retarde l’échéance fatidique, en nous faisant prendre soin de nos proches comme de nous-mêmes (l’opposition entre nos proches et nous-mêmes, trop souvent insérée dans les esprits, est d’ailleurs désastreuse).

La concordance entre l’émergence d’épidémies et cet oubli, voire rejet, de la mort n’est pas à prendre à la légère, d’autant plus que soigner une épidémie implique de faire face à la mort. A force d’oublier les lois de la nature, cette dernière nous rappelle à l’ordre.

Des principes simples, trop souvent oubliés

Le système a fait oublier l’essentiel à trop de citoyens, peu importe leur position sur l’échiquier social. Résister à une épidémie nécessaire d’être en bonne santé, donc de pouvoir marcher dehors, d’être en communion avec la nature, de se vider l’esprit.

Bien des citoyens, pris dans le tourbillon du système actuel, n’arrivent plus à penser à vivre sainement. Ils ont adhéré à des façons de vie complexes… et faussement intelligentes. Intellect n’est pas synonyme d’intelligence : l’idiotie, elle aussi, peut être intellectualisée.

Comment augmenter la mortalité tout en prétendant la diminuer

La méthode utilisée à grande échelle, consistant à alterner des phases de confinement et de dé-confinement, est contestable. Vivre barricadé empêche de réellement vivre. De surcroît, alterner phases de sortie autorisée et phases plus ou moins carcérales casse notre hygiène de vie et nous infantilise.

Vivre implique d’accepter la mort. Le système, en nous poussant à oublier celle-ci ou à nous en protéger excessivement lorsque cette dernière se manifeste de façon ostensible, nous pousse dans ses bras.

Légalité et rapport à la mort

En plus de l’aspect purement médical s’ajoutent des considérations juridiques. La légalité du confinement, instaurée par décret, a déjà été débattue et actée, ce qui rend le sujet de fond encore plus grave.

Que faire lorsque des choix légaux impactent négativement la population, en faisant tendre successivement, vers des extrêmes opposés, son rapport à la mort (oubli puis prise en compte démesurée, et ainsi de suite) ? La population a forcément tendance à ne pas respecter la loi.

De prétendus remèdes qui rassurent la population… tout en aggravant ses maux

On retrouve, sur ce dossier, l’un des aspects les plus détestables du système : ce qui fait office de remède est en réalité un poison, du moins sur le long terme. Certes, le confinement a pu sembler être efficace, mais il a probablement contribué à une aggravation : une fois que les citoyens redeviennent autorisés à sortir de chez eux librement, ils ont tendance à le faire collectivement.

Depuis le début de l’épidémie, environ 4 millions de cas ont été confirmés, ce qui montre factuellement que la voie suivie n’est pas tenable. Pourquoi ne pas emprunter une voie à la fois plus permissive et efficace ? Le système actuel a trop tendance à associer médecine et contrainte. Si la voie en question échoue, la population mourra au moins en étant libre, soit selon la devise de notre pays.

Des évolutions sociales profondes… avec leur lot de désavantages

Deux phénomènes sociaux se télescopent :

  • Des évolutions sociales prévues ne sont pas appliquées immédiatement, afin de ne pas avoir la population contre soi. Le pouvoir attend le moment opportun, par exemple un événement marquant, pour mettre en musique les évolutions correspondantes.

  • Les aspects potentiellement défavorables sont insuffisamment débattus. Faire de son domicile, en priorité, un lieu de travail est catastrophique sur le plan personnel. Dénaturer les rapports humains en les enfermant encore plus dans la virtualité, notamment en généralisant le travail à distance, est une catastrophe.

Que les entreprises veuillent diminuer leurs coûts, en vendant ou en louant leurs locaux, est compréhensible. Que, pour des raisons idéologiques, le travail envahisse la quasi-totalité de la vie des citoyens est inacceptable.

Voici l’une des différences entre capitalisme et néocapitalisme :

  • le capitalisme prône un enrichissement (au sens matériel) de l’humain tout en l’acceptant comme il est, tant que ce dernier obéit aux règles.

  • le néocapitalisme s’est laissé entraîner par un progrès fallacieux, où l’enrichissement permet avant tout de légitimer une reprogrammation de l’humain et est ainsi devenu un moyen plus qu’une finalité.

Conclusion

Le système est devenu autonome. Il échappe à tout contrôle, car ceux qui lui résistent le mieux n’ont pas les manettes, notamment concernant l’épidémie de coronavirus. De ce fait, le pouvoir en place prend des décisions discutables.

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